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A. & J. QUILLE à Merville (59)

J’ai eu le grand plaisir d’être contacté par Franck WAMBERGUE, dont le père a dirigé le chantier A & J Quille à Merville (59), constructeur en France du Primaat. Voici, avec son autorisation, quelques extraits de sa correspondance :

Primaat - A&J Quille - Merville« Au hasard d’une recherche sur le net, je suis tombé sur votre site et j’ai été surpris de découvrir que l’on parlait toujours du Primaat 45 ans après la disparition de l’entreprise A.& J.QUILLE qui appartenait à ma famille. J’avais huit ans à la fermeture de cette entreprise que dirigeait mon père et dont ma mère (Francine Quille) était héritière. (…)

Quille était une entreprise familiale dirigée par trois frères (Albert, Joseph et Ernest Quille). Rapidement Ernest a quitté le giron familial pour voler de ses propres ailes … tout en restant aussi à Merville. Son activité a été ensuite racheté par Francis Bouygues (BTP) qui a conservé le nom pour une de ses filiales normandes.

Paradoxalement, l’activité principale d’A.& J. Quille n’était pas du tout la navigation de plaisance mais la construction de péniches, de bateaux métalliques, de cuves, voire tout ce qui était en fer. Pour l’anecdote, les chantiers Quille ont construit la péniche qui a servi de décors à la série télé « l’homme du Picardie » – série télévisée « soporifique » qui a tenu en haleine toute une génération de français à l’époque de l’ORTF quand il n’y avait qu’une chaîne de télévision. Aujourd’hui encore, de nombreuses péniches circulent encore sur les canaux du nord et certaines sont même devenues des musées.

Primaat - A&J Quille - MervilleL’activité qui vous concerne (les bateaux en bois) était très marginale et a duré à peine cinq ans (en raison de la fermeture définitive de l’ensemble du site) . Il s’agissait d’une diversification basée sur la bonne idée d’un des cadres. Selon moi, il n’y avait que deux modèles (le Primaat et le Dooger) et tout reposait sur un brevet mis au point avec un néerlandais ainsi que sur un matériau nouveau pour l’époque (le contre-plaqué marine). Je pense que personne chez Quille n’aurait imaginé que l’on puisse encore parler du Primaat 45 ans plus tard vu que ce n’était même pas leur métier !

Je sais que l’on a vu pendant très longtemps des Primaats sur la côte belge mais je ne savais pas qu’il y en avait eu jusqu’en Suisse.

Ma mère – âgée de 85 ans – est la dernière descendante en vie de cette lignée des Quille de Merville. Elle a été très heureuse d’apprendre que le Primaat était passé à la postérité et que certains passionnés continuaient à faire vivre ce que tout le monde connaissait à Merville sous le nom de l’usine « Nautique » et non de Quille car on ne se mélangeait pas, à l’époque entre ceux qui travaillaient le bois et ceux qui travaillaient le fer ! »

Merci Franck pour ce témoignage.

Métèque

Dans la revue « Voile Magazine » (courrier des lecteurs), Philippe Piot nous parle de la remise à flot du Primaat qui a bercé son enfance :

Restauration d'un Primaat - Voile Magazine - Juin2013

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Ah, ces passionnés !