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Travaux hiver 2016-17

C’est presque devenu une routine, volja a passé l’hiver dernier au port de Nernier, comme en 2013. Il n’a pas fait froid, ni trop tempétueux, mais humide, ça oui.

Cet été, j’avais identifié trois soucis, partiellement « bricolés » in situ.

  • A de nombreux endroits du pavois, notamment sur l’extérieur,  la peinture bleue n’adhère plus sur le bois : après examen, c’est là où je n’ai pas décapé la peinture précédente, appliquée sans apprêt. Il me faudra donc décaper le pavois (je ne l’avais pas encore fait) pour remonter correctement les peintures.
  • Le pont est constellé d’éclats de la peinture beige. Je me suis longtemps demandé pourquoi, comment ? C’est peut-être l’oeuvre des oiseaux lorsqu’ils chassent les moucherons attirés par la dominante ivoire / beige du pont ? (Ça me rappelle le tailleur de Dominique, à l’occasion d’un mariage, qui attirait tous les moucherons de la contrée…). Bref, il va falloir mastiquer tous ces creux et refaire la peinture de pont.
  • Et puis le scarf du pavois tribord, au maître bau, qui a fini par claquer complètement. Il me faudra le recoller sérieusement.

J’avais l’intention de faire les travaux d’hivernage avant l’hiver. Hélas, je n’ai pas réussi à sortir le bateau avant le 20 septembre, et l’atelier de l’AVAL est loin d’être prêt.

J’ai juste eu le temps de tout poncer (coque, pont, roof), refaire les vernis (listons, mains courantes, hiloires, mat, bôme, barre, tangon), coller le scarf, mastiquer le pont, mais pas de monter les peintures de coque, pont et roof comme je l’avais prévu. Maintenant, il fait humide et froid, 5-6°C le matin, à peine 10-12 °C l’après-midi. Tant pis, je vais devoir laisser passer l’hiver avant de m’y remettre.

Ce qu'il reste du railEt puis une très mauvaise surprise : le bois qui supporte le rail d’écoute de GV est tout pelucheux, pourri à 2 endroits : j’ai dû l’enlever, et je ne vois pas encore comment je vais le remplacer… En attendant, j’ai mastiqué (époxy) et poncé. Pas sûr que je remette tout de suite le rail au printemps, car il faut refaire le support.

Aussi, à l’aplomb du tableau arrière sur bâbord, le CP du pont est délaminé sur 50% de son épaisseur sur 20 x 4 cm. Réparé à l’époxy chargé.

A noter, je suis passé à l’antifouling NoaNoa Rame de Stoppani – qui contrairement à StopMar ne laisse pas de traces sur les jambes quand on se baigne ;-) : après 16 mois dans l’eau, la coque est TRES propre.

Stella Maris

Damien C vient d’acheter Stella Maris. Voilà ce qu’il raconte de l’histoire de ce Primaat :

stella-maris primaatConstruit au chanter Quille à Merville en 1966.

Son précédent propriétaire l’a acquis aux alentours de 2006 (le nom du bateau était « Mélusine », donné précédemment ou à ce moment là, je ne sais pas) et l’a complètement restauré : dépose et repose de la quille avec nouveaux boulons de quille et étanchéité, nouvelle mèche de safran en inox, magnifique barre faite par un menuisier en lamellé collé, époxiage de la coque, du pont et du roof, nouveaux chandeliers et balcons, remplacement des cadènes, nouveaux listons, nouveau mat et nouvelle baume en alu, haubans remplacés, aménagement intérieur repensé (cloison entre la « cuisine » et la couchette avant avec possibilité de mettre un rideau pour complètement isoler cette dernière), nouvelle sellerie intérieure.

Ce précédent propriétaire était un professionnel ayant travaillé 18 ans dans un chantier naval, et ça se voit! Le travail est très bien fait. J’ai un magnifique en bois pour bien peu cher et parti pour de longues années de navigation fleurant bon la tradition!

Voilà voilà. Je suis un nouveau propriétaire heureux! Merci à ma femme pour ce magnifique cadeau (de mes 40 ans avec quelques mois de retard parce qu’il fallait trouver la bonne occasion…)

Primaat à donner

Philippe donne un Primaat Quille de 1963 (donc un des tous premiers).

« Les oeuvres vives, tube de jaumière, gréement et voiles ont subi une sérieuse cure de jouvence il y a une petite dizaine d’années. Aujourd’hui, il nécessite des travaux de pont (étanchéité) et de renforcement sous le cockpit autovideur. »

Le bateau est à prendre à Marseille, la place de port n’est pas disponible, pas de remorque ni de ber

Lien vers l’annonce.

Mirabat, Primaat

Mirabat, Primaat

L’histoire de Mirabat commence en 1967 lorsque mon père entend parler d’une coque de Primaat inachevée qu’il trouve jolie et qu’il rachète.

Au terme d’un voyage homérique, il rapatrie cette coque du Tarn et Garonne dans l’Ariège où elle restera en l’état jusqu’en 1999, date à laquelle j’irai la chercher pour la terminer.

Cette coque, que j’ai toujours vue au fond du garage de mon père depuis ma petite enfance, explique certainement ma passion pour la voile et pour mon Primaat. De 1999 à 2007, grâce et avec le soutien de toute ma famille, j’entreprends de terminer la construction de Mirabat, avec de multiples péripéties jusqu’à sa mise à l’eau .

C’est cette histoire que je vous propose de découvrir au travers de cet article:   »Histoire de Mirabat, ou 40 ans de ma vie« .

Marc BIELLE

Dimension des voiles du Primaat / ZS 710

Voici les dimensions relevées sur le plan de voilure :

 

Surface des voiles du Primaat / ZS 710
Surface des voiles du Primaat / ZS 710

Dimensions du triangle avant : I = 8 m – J = 2,36 m

Mat = 8 m – Bôme = 3,15 m

Spi : L = 7,90 m – 1/2 l = 2,12 m

GV : P = 6,85 m – B = 3 m – diagonale = 7,38 m – S = 10,27 m²

Quête du mat = 2°

Fin de saison

L’hiver est là, les premières neiges coiffent le jura. Ce week-end était déjà fort venté, le lac était très en colère…

Les rubans roses le long du quai égaient encore le port de Nernier.

Hivernage-volja-2013-14

Voilà volja démâtée et habillée pour l’hiver, avec sa lourde bâche PCV un peu trop ample à mon goût.

 

volja – Entretien saison 2 (2013)

Après 15 mois de navigation sur le Lac, voici venu le temps de poursuivre les travaux de conservation, en particulier pour traiter l’ennuyeux problème d’infiltrations d’eau au niveau du chandelier arrière bâbord.

Je convoie le bateau le 26 mars, sous la neige …

Belle surprise lors du grutage : un coup de brosse et l’antifouling est nickel. J’avais utilisé Stopmar de Stoppani, un semi-érodable base cuivre qui fait des merveilles (mais aussi qui laisse sa marque sur les jambes lorsque qu’on remonte sur le bateau après la baignade …).

20130326 - Grutage de volja, il neige ... L'antofouling a bien fait son travail

Retour dans le nouvel atelier de l’AVAL pour le décapage du pont :

Le pont est décapé Le roof aussi, on aperçoit le trou sous le chanelier arrière

Des réparations antérieures, plus ou moins bien faites, sont visibles au niveau des cadènes et des chandeliers. Sous le chandelier arrière bâbord, le CP est pourri et nécessitera de poser une pièce.

La réparation du CP, pourri sous le chandelier arrière bâbord, peut commencer : Les travaux de préparation sont effectués au ciseau à bois et à la Fein (enfin une avantageuse copie achetée 39 € chez Lidle, qu’on se le dise !)

Sacrf aussi sur la pèce à coller Joli quand c'est collé

C’est joli quand c’est collé !

Maintenant, pré-imprégnation de l’ensemble du pont à l’époxy, 2 couches de primaire Sottofondo et 2 couches de peinture polyuréthane monocomposant Clipper (+ une couche avec des micro-billes antidérapantes sur les surfaces de passage). Joli, n’est-ce pas ?

Pré-imprégnation du pont ... Le cockpit est superbe !

La suite des travaux ?

  • Décapage et vernis des mains courantes sur le roof, pas facile mais superbe !
  • Idem pour la bôme, magnifique.
  • Dépose des cales de l’ancienne nourrice sur l’arrière du pont, ça fait une jolie plage arrière …
  • Vernis des hiloires du cockpit et du liston,
  • Remise en peinture du roof,
  • Remise en peinture de la coque et des pavois, quel joli bleu !
  • Antifouling bien sûr,
  • Et surtout, avec la complicité de Jean-François A, la création d’une nouvelle barre en lamellé-collé, aux formes très fluides :
Nouvelle barre sous presse

Nouvelle barre sous presse

3 couches de vernis 914 et autant de finition Starglass, c’est magnifique. Il faudra venir naviguer pour l’admirer :-)

La remise a l’eau a eu lieu mardi 23 juillet, après près de 4 mois marqués par un temps maussade, très humide, qui n’a pas facilité les travaux.

Prêt pour la mise à l'eau Et c'est reparti

Bel été à vous !

A. & J. QUILLE à Merville (59)

J’ai eu le grand plaisir d’être contacté par Franck WAMBERGUE, dont le père a dirigé le chantier A & J Quille à Merville (59), constructeur en France du Primaat. Voici, avec son autorisation, quelques extraits de sa correspondance :

Primaat - A&J Quille - Merville« Au hasard d’une recherche sur le net, je suis tombé sur votre site et j’ai été surpris de découvrir que l’on parlait toujours du Primaat 45 ans après la disparition de l’entreprise A.& J.QUILLE qui appartenait à ma famille. J’avais huit ans à la fermeture de cette entreprise que dirigeait mon père et dont ma mère (Francine Quille) était héritière. (…)

Quille était une entreprise familiale dirigée par trois frères (Albert, Joseph et Ernest Quille). Rapidement Ernest a quitté le giron familial pour voler de ses propres ailes … tout en restant aussi à Merville. Son activité a été ensuite racheté par Francis Bouygues (BTP) qui a conservé le nom pour une de ses filiales normandes.

Paradoxalement, l’activité principale d’A.& J. Quille n’était pas du tout la navigation de plaisance mais la construction de péniches, de bateaux métalliques, de cuves, voire tout ce qui était en fer. Pour l’anecdote, les chantiers Quille ont construit la péniche qui a servi de décors à la série télé « l’homme du Picardie » – série télévisée « soporifique » qui a tenu en haleine toute une génération de français à l’époque de l’ORTF quand il n’y avait qu’une chaîne de télévision. Aujourd’hui encore, de nombreuses péniches circulent encore sur les canaux du nord et certaines sont même devenues des musées.

Primaat - A&J Quille - MervilleL’activité qui vous concerne (les bateaux en bois) était très marginale et a duré à peine cinq ans (en raison de la fermeture définitive de l’ensemble du site) . Il s’agissait d’une diversification basée sur la bonne idée d’un des cadres. Selon moi, il n’y avait que deux modèles (le Primaat et le Dooger) et tout reposait sur un brevet mis au point avec un néerlandais ainsi que sur un matériau nouveau pour l’époque (le contre-plaqué marine). Je pense que personne chez Quille n’aurait imaginé que l’on puisse encore parler du Primaat 45 ans plus tard vu que ce n’était même pas leur métier !

Je sais que l’on a vu pendant très longtemps des Primaats sur la côte belge mais je ne savais pas qu’il y en avait eu jusqu’en Suisse.

Ma mère – âgée de 85 ans – est la dernière descendante en vie de cette lignée des Quille de Merville. Elle a été très heureuse d’apprendre que le Primaat était passé à la postérité et que certains passionnés continuaient à faire vivre ce que tout le monde connaissait à Merville sous le nom de l’usine « Nautique » et non de Quille car on ne se mélangeait pas, à l’époque entre ceux qui travaillaient le bois et ceux qui travaillaient le fer ! »

Merci Franck pour ce témoignage.

Métèque

Dans la revue « Voile Magazine » (courrier des lecteurs), Philippe Piot nous parle de la remise à flot du Primaat qui a bercé son enfance :

Restauration d'un Primaat - Voile Magazine - Juin2013

Cliquer sur la photo pour lire l'article

Ah, ces passionnés !

ZS 710 – Lyon

vends voilier quillard ZS 710 fabriqué à Dunkerque en 1966 par les chantiers Ziegler sur la base de plan VAN DEN STADT. Coque en contre-plaqué et roof polyester. Grand voile et génois état neuf. En état de naviguer bien qu’il reste quelques travaux intérieurs à prévoir.

Le bateau est au sec sur remorque et visible à Décines (Rhône).

ATTENTION : la remorque ne m’appartient pas et n’est donc pas intégrée à la vente. Elle peut en revanche permettre la livraison à voir avec son propriétaire qui en en fixera les conditions.

1er contact par mail. Prix à débattre autour du bateau. A votre disposition pour tout renseignement et photos complémentaires.

Lien vers l’annonce